Retraite : Ce qui change au 1er janvier 2019

Les essentiels

La retraite complémentaire est un régime par répartition :
Les cotisations versées par les salariés et leurs employeurs permettent de verser immédiatement les pensions de retraite aux retraités actuels. La répartition instaure un principe de solidarité entre les générations et entre les différents secteurs d’activité.

 
 
Notre retraite de salariés du secteur privé est construite sur deux étages :
 
• Le régime de base obligatoire, appelé la retraite de base. Ses cotisations sont gérées par la Sécurité sociale, plus précisément par la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse), et sont comptabilisées sous forme de trimestres.
 
• Le régime complémentaire obligatoire qui vient s’ajouter à la retraite de base. Les cotisations pour la retraite complémentaire obligatoire sont gérées par l’Arrco (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés) et par l’Agirc (Association générale des institutions de retraite des cadres) de la manière suivante :
  • l’ensemble des salariés cotisent à l’Arrco,
  • les salariés cadres cotisent en plus à l’Agirc.
 

Alors, au 1er janvier 2019, ce qui change  ?

L’assiette des cotisations :
À partir du 1er janvier 2019, il n’y a plus de distinction en fonction de la catégorie non cadre ou cadre du salarié pour l’assiette des cotisations.
 
Deux tranches de rémunération sont mises en place :
• 1 ère tranche : de 1 euro à une fois le plafond de la Sécurité sociale (soit 3 377 € mensuels bruts au 1er janvier 2019).
• 2 ème tranche : de 1 fois le plafond de la Sécurité sociale à huit fois ce plafond (27 016 € mensuels bruts)
 
Les taux de cotisation salarié et employeur :
Ils correspondent au taux de cotisation de l’entreprise multiplié par le taux d’appel.
Ces taux sont fixés à :
• 6,20 % pour la première tranche. Les taux (salariés et employeurs) supérieurs à 6,20 % peuvent rester en vigueur ;
• 17 % pour la deuxième tranche.

Le nombre de points acquis : 

Pour un salarié non cadre, rien ne change  : 1 point Arrco = 1 point Agirc-Arrco = 1,2588 €

La valeur d’achat du point ou salaire de référence (qui sert au calcul du nombre de points à inscrire sur le compte des salariés) est fixée en fonction du taux d’évolution du salaire moyen des ressortissants du régime (toujours supérieur à l’inflation), éventuellement corrigé d’un facteur de soutenabilité tenant compte de la situation économique et de l’évolution démographique. La valeur d’achat du point est déterminée chaque année au 1er novembre (comme la valeur de service) et prend effet au 1er janvier de l’année suivante.
 
Pour un salarié cadre, un seul compte de points :
  • 1 point Arrco = 1 point Agirc-Arrco = 1,2588 €
  • 1 point Agirc = valeur du point Agirc/valeur du point Arrco = 0,4378 / 1,2588 = 0,347791548 €
 
Le montant de la pension correspondant aux points acquis
Exemple de calcul de la retraite complémentaire Agirc-Arrco d’un salarié cadre (à partir de la valeur du point Arrco en vigueur au 1er janvier 2019, soit 1,2588 €)

La garantie minimale de Points ou GMP :

Mise en œuvre en 1989, la GMP conduit à attribuer un nombre minimal de points aux cadres dont le salaire est inférieur au Pass ou très proche de celui-ci.

La fusion des deux régimes aura pour conséquence la disparition de la GMP, puisque toute référence au statut cadre disparaît pour le calcul des cotisations de retraite complémentaire. C’est la raison pour laquelle la CFDT a souhaité que l’unification se double d’une négociation sur les droits et garanties à apporter aux cadres.

En pratique, la cotisation de 72,71 euros par mois, soit 872,52 euros par an disparaît. Cette cotisation mensuelle se décompose en 45,11 € de cotisation patronale et 27,60 € de cotisation salariale. Le salaire net est donc légèrement relevé.

En résultat de cette cotisation, les 120 points Agirc que permettait la GMP correspondent à 52,22 € de retraite annuelle.

En réalité, la GMP créait un effet de seuil (maintien du salaire au dessous du Pass). L’enjeu pour la CFDT, qui a toujours été opposée à la GMP, est bien d’avoir des cadres payés au-dessus du PASS mais aussi reconnus dans leur activité et bénéficiant de garanties adaptées à leur situation.

Et au fait, coté Worldline , quelle est la situation coté cotisations retraite ?

Les organisations Syndicales et la direction travaillent ensemble le sujet actuellement. En effet, la situation au sein du groupe Atos en France mais également au sein de Worldline, n’est pas identique du tout.

Coté CFDT, nous travaillons à rechercher une amélioration de la prise en charge employeur dans le cadre d’une harmonisation. On revient vers vous très vite.

En savoir plus : Découvrez les repères CFDT

et si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à les poser directement via les commentaires

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