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Le Compte Epargne Temps Worldline actuel en quelques mots

L’accord statutaire de l’UES Worldline  met en place en son article 7 un Compte Epargne Temps (CET).

 

Ce dispositif prévoit la possibilité d’épargner des congés avec pour objectif de les utiliser pour préparer son départ à la retraite  soit arrêtant de travailler plus tôt,

soit en terminant sa carrière à temps partiel.

 

Ce dispositif d’épargne de temps n’est accessible qu’aux seuls salariés de plus de 45 ans. Avant 45 ans, pas de possibilité d »épargner.

 

Le compte Epargne temps peut être alimenté :

  • En temps
    • par journée ou demi-journée dans la limite totale de 20 jours par année civile
    • via les jours correspondant à la 5ème semaine de congés payés, les 2 jours de congés payés conventionnels, les jours de congés d’ancienneté, le tout dans la limite de 10 jours par année civile ;
    • via les jours de congés pour déplacements professionnels fréquents ;
    • via les jours de RTT (alimentation à faire avant la fin de chaque trimestre) ;
  • En argent
    • Via la conversion du 13ème mois ;
    • Via l’indemnité de départ à la retraite.

L’ensemble des droits épargnés dans le CET ne peuvent dépasser ni 223 jours, ni une fois convertis en unité monétaire au montant maximum des droits garantis par l’AGS  (Association pour la garantie des créances des salariés). En 2018,  la garantie AGS pour le CET est de 79464€

 

A l’exception de quelques cas dérogatoires cités ci-dessous, l’utilisation de ce CET est réservée exclusivement pour un congé de fin de carrière :

  • à temps plein permettant au salarié d’être dispensé de toute activité tout en conservant son indemnisation mensuelle ;
  • à temps partiel sur une durée maximale de 24 mois, permettant au salarié de réduire son activité jusqu’à 50% d’un temps plein tout en conservant son indemnisation mensuelle précédente.

La monétisation du CET (hors droits correspondants à la 5ème semaines de congés payés) est possible à l’occasion d’événements tels que la rupture du contrat de travail,  le mariage ou PACS du salarié, de la naissance ou de l’arrivée d’un 3ème enfants, le divorce ou la dissolution d’un PACS, etc..

 

 

LA CFDT SIGNE L’INTÉRESSEMENT ET LA PARTICIPATION 2018, malgré un dialogue social dégradé

La négociation démarre le 22 juin pour une date butoir au 30 juin. La direction propose alors un projet liant l’intéressement et la participation : c’est  tout ou rien.  La CFDT a analysé les projets, fait ses propres calculs. Contrairement à la CFTC, la CFDT a décidé de ne pas se satisfaire de cet unique 1er jet et de continuer à négocier, malgré la porte fermée par la direction.

Nous avons donc contre proposé avec l’ objectif de faire progresser la participation, un outil plus égalitaire car calculé sur le temps de présence et non sur la rémunération.

Après de rudes séquences et un travail acharné de notre part, la direction a émis un projet qualifié de final.

Ce projet final, notre collectif a décidé de le signer après beaucoup d’hésitation. Nous jugeons le projet insuffisant : il ne permet pas de revenir au niveau distribué en 2016. Il repose la question de la justice dans le Partage de la Valeur Ajoutée, une question cruciale dès lors que l’intéressement est devenu une véritable composante de la rémunération,  utilisé et présenté comme tel par l’entreprise. Nous avons conclu que les montants proposés pour l’intéressement et la participation étaient tels qu’il ne fallait pas les perdre et que notre signature allait permettre qu’ils soient distribués à tous.

Au-delà de ces accords, nous, CFDT, obtenons un rendez-vous entre organisations syndicales représentatives et Direction générale. Objectif : s’engager sur l’avenir.  Nous avons prévenu que nous voulions obtenir un engagement relatif au versement éventuel d’un supplément de participation.  Suivez nos actualités, la date n’est pas fixée encore mais cette entrevue devrait se tenir dans les jours qui viennent.

L’accord de participation n’a été signé que pour une durée limitée à une année. Et Il nous faudra être efficaces et persuasifs l’année prochaine pour l’améliorer encore et convaincre la direction qu’il nous faut ces deux outils (intéressement et participation) à un meilleur niveau.

Pour l’intéressement, une formule améliorée s’appliquera en 2018. Et si le montant de l’intéressement 2018 se révèle encore une fois inférieur aux estimations, nous irons chercher auprès de la direction le versement d’un supplément de participation.  C’est techniquement possible, dès lors que la volonté politique est là !

Pour ce qui concerne le dialogue social, depuis l’automne 2017 déjà, la CFDT avait fait état d’une organisation déficiente des négociations et de nombreuses difficultés. Ce constat a été partagé par la direction. Et nous obtenons aujourd’hui l’engagement de celle-ci de travailler à fixer les éléments de méthode qui devront permettre de revenir à des pratiques plus respectueuses des parties et à remettre de l’efficacité dans ces travaux. Claude France s’engage à participer directement à ces négociations. A suivre …

32 JOURS DE CONGES OU 25 JOURS ET DE L’ARGENT ? LA CFDT NE PREND PAS …

Selon Great Place to Work,

  • les salariés plébiscitent les congés,
  • les salariés jugent leur niveau de rémunération insuffisant,

en conséquence la direction transforme des congés en argent !

 

La direction a unilatéralement décidé de proposer aux salariés entrants de pouvoir convertir, par avance, 7 jours de congés payés contre une indemnisation compensatrice de ces congés.

La CFDT comprend bien que certains salariés puissent, en fonction de leur situation de vie, trouver le projet intéressant. Mais il s’agit d’une fausse bonne idée sur laquelle existe déjà une expérience toute récente d’échec de mise en place de ce type de changement.

Une solution mise en place dans l’absence de respect des instances de représentation des salariés, des organisations syndicales et du dialogue social

La solution de la direction n’a fait l’objet d’aucune discussion préalable ni avec les organisations syndicales représentatives ni avec le Comité d’Entreprise. Le dialogue social est là pour permettre de chercher ensemble la meilleure solution aux problèmes posés ?

Un changement à objectif caché ?

L’argument de la direction est plus que succinct avec cette phrase laconique : Afin de permettre de mieux concilier pouvoir d’achat et équilibre entre vie privée et vie professionnelle !
La réalité est qu’au moment où Worldline cherche à embaucher elle doit aligner ses salaires d’embauche sur le marché et elle cherche à ne pas le faire vraiment.

Un changement qui a pourtant déjà été une échec récemment …

Quand même, il s’agit de la seconde fois en deux ans que la direction tente de revenir sur ces 32 jours de CP . Et vous aviez dit non à cette conversion CP-Argent. Mais les leçons ne sont pas tirées.

Un changement qui dessine le potentiel abandon des des 32 jours …

On ne peut que se demander s’il n’y a pas là, un risque, à terme, de voir supprimer totalement ces 7 jours supplémentaires ? Rappelons que certains salariés ont payé avec leur propre deniers ces 7 jours en y consacrant leur budgets d’augmentation dans les harmonisations de statuts, il y a quelques années…..


Ce qu’en pense la CFDT :

1. Le niveau de rémunération et le maintien du pouvoir d’achat des salariés ne peut et ne doit pas se faire au détriment de leur repos et de leur santé, et de la qualité de vie au travail.

2. L’acquisition des 7 jours de congés supra légaux est le fruit de longues négociations d’harmonisations des statuts qui ont été jugés équilibrés dans leur globalité. Ces 7 Jours en plus participent à contre balancer, par exemple et entre autres, l’absence de congés enfants malade dans nos statuts. Il y a également dans ces CP supplémentaires un équilibre en lien avec les heures de travail effectuées. Chacun sait qu’il ne travaille pas simplement 37H00 chaque semaine et que l’allongement des journées ne fait qu’extrêmement rarement l’objet de paiement d’heures supplémentaires. Les statuts apportent donc un équilibre général qui a été jugé acceptable et même bon. La décision de la Direction met cet accord en déséquilibre !

3. Worldline est une entreprise à l’économie florissante. Elle a donc les moyens de rémunérer les salariés au prix du marché, de réviser la grille de rémunération dans l’entreprise en conséquence, le tout sans avoir besoin d’attaquer la qualité de vie au travail.

4. La Direction a déjà attaqué ces jours supplémentaires en 2016, dans le cadre de la négociation annuelle sur le temps de travail, et cette proposition a été un échec. Vous avez plébiscité ces 32 jours de congés ! Toutes classes d’âge et ancienneté confondues . La direction n’aurait donc rien retenu de cet échec ?

5. C’est une très mauvaise idée que « d’entourlouper » ces nouveaux arrivants qui « croient être rémunérés au prix du marché » mais en fait non, ils ont redonné des CP pour cela ! La direction utilise la même stratégie que les industriels qui maintiennent le prix d’achat d’un produit mais en ont diminué le poids sans rien dire. N’y a t-il pas là une réflexion à mener autour de la loyauté et de l’éthique ?

6. Une distorsion va être créée entre les salariés en fonction de leur choix. Celui qui part en Congé et celui qui reste, lorsque les équipes doivent faire à un volume de travail exponentiel ? Pour les collègues, les managers, les projets et les clients, il y a aura forcément des pressions et des difficultés liées à ce choix individuel. Ce n’est pas une bonne idée que d’introduire des difficultés supplémentaires dans notre organisation. Pour rappel, de mauvais résultats GPTW, et une mesure du niveau de Stress constatée très élevée ..( Voir résultats enquête Stimulus). Il ne faut pas faire que parler de prévention des risques Psycho-sociaux il faut le faire concrètement sur le terrain.

7. Dans un accord où tout est équilibré en terme de temps de travail, il ne peut être décidé de toucher à un des éléments sans devoir réviser les conditions de l’équilibre global. Faire travailler les salariés 7 jours supplémentaires a pour effet d’augmenter le nombre de jours travaillés annuellement. Des questions de calcul du nombre de jours de RTT et de forfait jours se posent.


Ce qu’a demandé la CFDT :

  • D’abandonner sans attendre ce projet tel que décrit
  • De pratiquer une politique d’embauche loyale et au bon niveau
  • De s’aligner sur les prix du marché pour les nouveaux entrants en mettant en avant la qualité de nos statuts avec nos Congés supplémentaires pour mieux attirer les jeunes talents et se différencier de nos concurrents
  • De réviser les grilles de salaire de Worldline régulièrement pour les remonter en conséquence. Nous suggérons d’appliquer une augmentation générale digne de ce nom chaque année avec un plus cette année puisque le besoin se fait sentir. Un bon outil pour lutter contre les démissions par une évolution des rémunérations qui se ferait en accord avec les prix du marché et permettrait également de maintenir le coût de la vie .. sans compter l’intérêt de mieux partager .. La CFDT portera ces propositions dans les négociations sur la Qualité de vie au travail, la préventions des risques psychosociaux et bien sûr, les rémunérations et le temps de travail
  • De respecter sa signature et celle des organisations syndicales signataires de l’accord statutaire en ouvrant des négociations en vue de mettre en place un avenant dès lors qu’elle souhaite modifier les droits que nous avons mis en place par la négociation.

Ce que propose la CFDT :

La Révision de la grille de salaire d’entrée : c’est fait ! en mode décision unilatérale de la Direction.

La CFDT le disait dès mars dernier.. La direction l’a fait depuis et a dû, quand même, réviser sa copie et revoir sa grille de salaires d’embauche.Tout en pratiquant toujours cette conversion de congés payés pour les nouveaux entrants.

Le budget nécessaire pour maintenir les écarts

C’est fait aussi.En mode unilatéral de la direction avec un budget d’augmentation supplémentaire cette année. sera t’il suffisant ? à voir …

La question des CP  doit faire l’objet d’un élargissement du Compte Epargne Temps :

Nous contre-proposons avec le Compte Epargne Temps , une négociation pour une bien meilleure réponse aux besoins des salariés et de l’entreprise.
Lors des négociations sur les salaires en mai dernier, la direction a formellement accepté l’ouverture d’une négociation sur un élargissement du Compte Epargne Temps et a positionné celle-ci au second semestre.

Nous serons prêts. Et vous ? qu’en pensez-vous ? On compte sur vous pour donner votre avis … 

Augmentation de nos salaires en 2018 : Votre avis nous intéresse !

Bonjour à tous(1),

La dernière réunion de négociation sur la rémunération et le partage de la valeur ajoutée s’est déroulée le mercredi 23 mai. La Direction nous a présenté son projet « final » qu’elle soumet à la signature des organisations syndicales représentatives, CFDT et CFTC. Après une présentation des propositions principales de la Direction, nous vous soumettons plusieurs éléments d’analyses et partageons avec vous nos différentes craintes. Vous aurez alors tout en main pour nous faire part de votre avis sur ce projet.

C’est tous ensemble que nous contribuerons à faire de Worldline une entreprise plus juste. Merci pour votre participation ! Les équipes CFDT & CFTC

Le projet de la Direction


Sur les augmentations générales : 

La Direction s’est alignée sur notre revendication :
• Pour les salariés ne bénéficiant, ni d’une prime d’objectifs, ni d’une prime commerciale dont le salaire annuel fixe temps plein est inférieur ou égal à 79 464 euros bruts : une augmentation au 1er juillet 2018, sans rétroactivité, de 40 euros bruts par mois correspondant à un total de 520 euros bruts pour une année complète
• Pour les salariés bénéficiant d’une prime d’objectifs ou d’une prime commerciale dont le salaire annuel fixe temps plein est inférieur ou égal à 55 625 euros bruts : une augmentation au 1er juillet 2018, sans rétroactivité, de 40 euros bruts par mois correspondant à un total de 520 euros bruts pour une année complète
L’enveloppe consacrée aux augmentations générales avoisine 1.09% de la masse salariale.


Sur les augmentations individuelles :

Un budget de 2,91 % de la masse salariale totale sera consacré à l’enveloppe des augmentations individuelles applicables au 1er juillet 2018 sans rétroactivité. La sélectivité dans l’attribution de ces augmentations individuelles sera de 70% minimum de l’ensemble des salariés.

Au total, les budgets d’augmentations générales et individuelles représenteraient près de 4% de notre masse salariale, soit une enveloppe supérieure à 5 millions d’euros.


Partage de la valeur ajoutée

Sur la participation et l’intéressement

La direction du groupe Worldline conviera les organisations syndicales représentatives à une négociation en vue d’aboutir à la conclusion d’un accord sur chacune de ces thématiques.


Sur la PIVA

La Direction propose une mécanique identique à celle de l’année dernière pour déterminer la taille de l’enveloppe des PIVA :

Le budget total de la PIVA de l’exercice 2018 pourra être porté à 0,55 mois de salaire mensuel de base de tous les collaborateurs concernés en fonction du multiplicateur collectif du périmètre global Worldline (« Global WL Multiplier ») prévu pour les bénéficiaires d’une prime d’objectifs supérieure à 25000€. Il était normalement fixé à 0.5 mois de salaire dans nos statuts.


Notre analyse du projet de la Direction

Remarquons tout d’abord que le projet de la Direction est de bien meilleure qualité que les copies des années précédentes. C’est donc un premier bon point.

Néanmoins plusieurs propositions sont loin d’être satisfaisantes :

Sur le partage de la valeur ajoutée :

Le principal couac réside dans l’absence de garantie concernant un meilleur partage de la valeur ajoutée. La Direction ouvrira des négociations sur les thématiques de la participation et de l’intéressement mais sans aucune obligation d’obtenir un accord satisfaisant. Elle sous-entend dès maintenant que la participation n’est pas un dispositif adéquate à la distribution de la richesse que nous créons. La mise en place d’une formule dérogatoire semble exclue.

Elle est plus friande de l’intéressement et devrait accepter d’ajouter dans notre formule un bonificateur en lien avec notre prise de commande. Mais rien de vraiment révolutionnaire malheureusement, un gain de 300 000€ serait déjà beaucoup.

C’est donc décevant.

Sur les augmentations,

Nos craintes résident dans l’utilisation de l’enveloppe d’augmentation :

Tout d’abord, 1.25% de l’enveloppe globale devrait être consacrée aux traitements des conséquences de la réévaluation de la grille d’embauche des juniors (réparties en 0,44% du budget AG et 0,81% du budget AI). Etant donné que ces derniers vont rentrer chez Worldline avec des rémunérations supérieures, de nombreux salariés en poste depuis plusieurs années devraient voir leurs rémunérations inférieures à celles des nouveaux embauchés. Nous pensions naïvement que ce budget ne serait pas inclus dans l’enveloppe d’augmentation de la négociation.

Ensuite, une enveloppe de 0,5% sera consacrée à des opérations de rétentions exceptionnelles, afin que la Direction puisse réagir promptement aux premiers signes de bougeotte de salariés « clés » de notre organisation. Les modalités de distribution de cette enveloppe sont opaques, il est probable que la sélectivité de 70% ne lui soit pas appliquée.

Projet de bien meilleure qualité mais qui ne traduit malheureusement pas une volonté de la Direction de réorienter durablement notre politique salariale vers plus de justice. Nous craignons que ce projet se limite à la nécessité d’apporter une réponse à des difficultés opérationnelles (Nombreux départs, problèmes de recrutement, etc.). Des lors que la conjoncture sera plus favorable pour la Direction, nous retrouverons des propositions équivalentes à celles des années précédentes.

Pourtant nous sommes convaincus que nos difficultés actuelles (Sous staffing de nombreux projets, difficultés pour retenir et attirer des salariés) sont le résultat direct d’une politique salariale médiocre depuis plusieurs années.

Nous continuons à croire qu’une entreprise comme la nôtre a les moyens de faire beaucoup mieux. Un partage plus juste de la richesse est une nécessité.


Votre avis nous intéresse
Devrions-nous signer ce projet ou bien est-il préférable de le repousser ?

Qu’en pensez-vous ? Donnez-nous votre avis via un rapide formulaire en ligne !

Merci beaucoup pour votre participation

Toute l’équipe de la CFDT et de la CFCT
Bien à vous

 

(1) Ce texte est une construction intersyndicale unitaire mise en place dans un délai très court. Il est donc , par définition, synthétique car destiné à délivrer les données pour vous permettre de donner votre avis. Retrouvez notre éclairage CFDT disons plus personnel et plus complet sur les différents sujets de cette négociation ici.

Augmentation de nos salaires en 2018 : Mieux comprendre ? lisez également l’analyse CFDT ici

Augmentations de Salaire en 2018, la politique d’entreprise est décrite

Après des années de politique salariale notoirement insuffisantes, la situation devient, comme attendu,  critique. Le marché est tendu, c’est un fait connu ( Lire l’APEC ici); et en même temps, notre entreprise fonctionne bien et les projets arrivent. Worldline est en mode défensif faute d’avoir su anticiper !

Et Concrètement ca donne quoi ?

Nous avons demandé un budget de 4%, la Direction met sur la table à peu près les 4% !  Donc plutôt bien comme résultat !

Mais …il y a comme un un léger couac !! Et on a comme l’impression que le compte n’y est pas !

Pourquoi ? Lisez le mail ci-dessous , un mail que la CFDT a envoyé à la direction pour exprimer le problème et en demander sa résolution. Un mail qui n’a pas reçu de réponse positive ..mais on na va pas lâcher l’affaire vous pouvez compter sur nous !


Mail CFDT du 31 Mai 2018 au DRH

Le projet d’accord tel que proposé à la signature par la Direction contient l’engagement suivant :             

« Un budget de 2,91 % de la masse salariale totale sera consacré à effectuer des augmentations individuelles applicables au 1er juillet 2018 sans rétroactivité. »

Il s’avère que dans les explications données par la Directrice Générale aux managers d’une part et par ce qui nous a été rapporté  de la réunion de négociation qui s’est déroulée en dehors de la présence de la CFDT ,  ce budget d’AI annoncé appliqué au 1er Juillet ne serait en réalité que de 2,41%. Les 0,5% manquants seraient destinés à être utilisés ultérieurement, à la seule discrétion de la Direction, dans l’objectif de retenir des « key people ».

Ce budget spécial, utilisé en mode défensif , est un budget qui pré existe de façon quasi certaine depuis plusieurs années, et il a certainement vocation à être récurrent compte tenu du contexte global actuel !? 

  1. Il n’a jamais été visible ni même évoqué dans les échanges entre les partenaires sociaux.
  2. Il n’a donc jamais été intégré dans les enveloppes négociées.

Cette année , pour la 1ère fois, les Organisations syndicales demandent une enveloppe plus large, le contexte le permet et le justifie largement.

Force est de constater que la réponse de la direction est déformée par ce que l’on peut qualifier d’un tour de passe-passe. Les négociateurs se sentent trompés .. et la loyauté de la négociation est questionnée ! La confiance qui était la règle, vient d’être gravement compromise.

Sur la nécessité pour l’entreprise de développer pareil budget dit « de rétention » pour permettre de retenir les « key people », la CFDT l’analyse comme la conséquence de la politique d’évolution de la rémunération en général et d’AI en particulier, insuffisante année après année.

Cette insuffisance de budget d’AI a des conséquences désastreuses, en ce qu’elle creuse l’écart par rapport au marché, et est donc une incitation à partir.

Elle produit un jugement sévère des salariés en général sur l’absence de carrière et d’évolution de carrière dans cette entreprise (elle a des conséquences directes GPTW)

Elle rend les managers démunis de capacité à accompagner les « key people » et démunis également à les retenir ( les rémunérations au moment du départ sont impossibles  à travailler car le fossé est devenu une mer :! )

L’entreprise doit donc comprendre qu’elle doit développer une politique qui permette d’anticiper . Elle en aura des bénéfices  très importants, très efficaces pour ses résultats et pour la GPTW, tout en apportant une solution au problème de management qui est posé.

En conséquence la CFDT demande l’application expresse d’un budget AI à 2,91% au 1er Juillet.Les éventuels besoins de rétention devant être pourvus par des moyens supplémentaires et exceptionnels. 

La poursuite d’une politique volontariste dans les années à venir devrait permettre de réduire à terme ce budget. Bref, la politique salariale doit s’inscrire véritablement  dans le long terme.

 


Partage de la valeur ajoutée partie 1 : La distribution de stocks options pour tous

Nous avons demandé la distribution de stock option à l’ensemble des salariés. Il semble que la décision n’appartienne pas à une Direction Française . La question des actions relève du niveau du Groupe Worldline. Il ne devrait donc pas y avoir de réponse positive possible selon les échanges en séance de négociation.

L’analyse CFDT : Ce type de programme ne peut être déployé sur la France seule. Dont acte, demandons le pour tous les salariés de tous les pays du Groupe. Seulement le risque de dilution d’actions distribuées doit faire l’objet de décision de l’Assemblée Générale des Actionnaires  et du Conseil d’Administration de Worldline et également de celui du Groupe Atos qui est l’actionnaire majoritaire. Le chemin est donc long et compliqué. Il faut en premier lieu réussir à convaincre la Direction Générale. Or, la politique actuelle n’est pas vraiment tournée en faveur de tous les salariés en la matière. Les programmes de distribution existant ne concernent essentiellement que les Directions Générales, Comités Exécutifs / ou de Direction et la couche que l’on va appeler « haute » du management.

Que faire ? la CFDT agit au niveau ou elle intervient : Depuis la fin Décembre 2017, les salariés sont enfin directement représentés au Conseil d’Administration ! Marie-Christine Lebert qui a pris en charge ce mandat met cette question au cœur de ses travaux au sein du conseil et en fait un de ses objectifs. Elle a trois ans de mandat pour le faire 🙂  A suivre

Partage de la valeur ajoutée partie 2 : La participation

La participation a été construite et partagée au niveau du groupe Atos , donc pour tous les salariés français du groupe, pendant de longues années. Sachant que Worldline était le premier contributeur pour alimenter la Cagnotte, et de loin – longtemps la direction a regretté de ne pouvoir le distribuer directement aux salariés de Worldline !

En 2016, l’introduction en Bourse de Worldline conjuguée avec l’arrivée de Bull dans le périmètre de cette participation, a été le moment ou la direction et les organisations syndicales ont organisé la mise en place de la séparation. Elle devait permettre de produire plus au bénéfice des salariés de Worldline.

En 2017, nous avons négocié pour la première fois un accord post séparation. Le projet de la direction était trop faible par rapport aux promesses faites et aux attendus. Nous nous sommes battus, avons obtenu un supplément de participation et nous sommes résolus à signer un accord pour un an uniquement.

En 2018, c’est donc le moment de négocier cet accord de participation de bon niveau que l’on attend.

A ce jour, la direction a donné des signaux négatifs sur ce que pourrait être cet accord. La Direction dit ne pas être en mesure de faire produire de résultats de ce type de formule même dérogatoire, par le jeu de limites légales de montants, limites liées directement aux montants des bénéfices fiscaux et comptables de l’entreprise.

Non vraiment, on ne peut que recevoir comme insupportable et injuste cette ingénierie financière et comptable qui a pour effet, volontaire ou non, de priver les salariés de cet outil de partage.

Nous attendons de pied ferme la direction sur le sujet. Nous irons jusqu’au bout même s’il faut contester les « manipulations » comptables qui produisent des bénéfices fiscaux négatifs sur le périmètre français de Worldline !

Partage de la valeur ajoutée partie 3 : L’intéressement

L’accord triennal s’applique. Pour rappel, s’il permet d’obtenir mieux à résultat égal, le mieux n’a pas permis de compenser la baisse importante de l’enveloppe 2017.

La négociation de l’année en cours se tiendra ultérieurement ( avant fin Juin). On attend donc que la direction travaille le sujet et le partage .

Nous avons demandé il y a maintenant bien longtemps la fourniture de l’avenant à l’accord qui allait permettre de s’assurer de la bonne intégration des salariés de Diamis dans notre accord d’intéressement.  Toujours sans retour au moment ou on écrit, nous n’avons pas oublié 🙂  à suivre donc .

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